Reprise partielle de l’activité à la Maison des Potes

Cher·e·s adhérent·e·s,

Ces quelques lignes pour prendre de vos nouvelles, des nouvelles de votre santé, de votre moral durant cette période exceptionnelle.

Nous vous espérons en parfaite santé,vivant au mieux ces derniers jours de confinement.

Depuis plusieurs jours, toute l’équipe de la Maison des Potes prépare la réouverture du Forum et du Café des Potes. Nous sommes prêt·e·s, motivé·e·s et impatient·e·s de vous retrouver.

Bien qu’à partir de lundi, les règles s’assouplissent, les regroupements restent limités. Il nous est donc impossible de reprendre toutes nos activités. Voici comment va s’organiser la réouverture de la Maison des Potes.

A partir de jeudi 14 mai, nous allons assurer un accueil individuel sur rdv avec nos médiateurs, Inès et Luc. Ils recevront au Forum celles et ceux qui souhaitent être accompagné·e·s dans leurs démarches administratives.

Nous mettrons en place toutes les mesures et gestes barrières nécessaires à la sécurité de notre public :

  • un nombre limité de personnes à l’intérieur du Forum, 3 personnes maximum en dehors des salarié·e·s
  • une seule personne par rdv dans le bureau
  • du gel hydroalcoolique à disposition des personnes à l’entrée
  • des vitres de protection
  • le nettoyage des surfaces après chaque passage
  • le nettoyage quotidien des locaux par une entreprise d’entretien

Vous pouvez prendre rdv à partir de mardi après-midi au 09 72 64 84 38.

Également, au Forum, un ordinateur et un scan seront en libre-service pour les besoins de notre public. Ils seront bien sûr désinfectés après chaque utilisation.

Accueil public au Forum (hors rdv) :

Lundi, Mercredi, Jeudi, Vendredi : 9h -12h / 14h – 17h

Mardi : 14h – 17h

De même, les permanences du collectif Accueil Migrant·e·s du Narbonnais reprendront au Forum, le mercredi 20 mai de 9h à 12h. L’accueil se fera uniquement sur rdv au 06 33 03 43 71.

Enfin, au Forum, dès le mardi 19 mai, celles et ceux d’entre-vous qui le souhaitent pourront prendre rdv avec Annie et confectionner ainsi ses propres masques avec une professionnelle de la couture. RDV possibles les mardis matins de 9h à 12h au Forum et de 14h à 17h au centre social et culturel Nelson Mandela (compter 1 heure par rdv pour confectionner deux masques). Nous fournissons le matériel, cependant pour mener cette activité à bien et auprès du plus grand nombre, nous sommes à la recherche de tissus !

En ce qui concerne le Café des Potes, il sera fermé au public. Nous allons consacré cette espace à l’accompagnement scolaire des enfants et des jeunes. En effet, nous reprendrons notre activité CLAS individuellement et sur rdv. Les animateurs et bénévoles de la Maison des Potes seront disponibles pour les enfants inscrits au CLAS (en priorité mais pas exclusivement et selon les besoins) pour les aider dans leur scolarité, qu’ils aient ou non repris l’école. Ces rdv pourront avoir lieu au Café des Potes mais aussi au local de l’AMI, rue Marceau et au centre social et culturel Nelson Mandela. Nous prévoyons des rdv d’une heure par enfant.

Nous respecterons bien sûr et toujours les mesures de précaution :

  • un nombre limité d’enfants présents en même temps dans le local (nombre en fonction de la taille du local)
  • du gel hydroalcoolique à disposition des enfants à l’entrée
  • le nettoyage des surfaces après chaque rdv
  • le nettoyage quotidien des locaux par une entreprise d’entretien

Vous pouvez prendre rdv auprès des animateurs dès lundi :

Kévin au 06 45 27 22 32

Lucas au 06 49 59 63 77

Au Café des Potes au 04 68 65 10 55 à partir de mardi après-midi.

Nous sommes à votre disposition pour de plus amples informations, n’hésitez pas à nous en faire part par retour de mail.

En attendant de vous revoir, portez vous bien, protégez vous bien et respecter les gestes barrières.



Laëtitia GABRIAC
Directrice
Le Café des Potes5 rue Baudin 11100 Narbonne 04 68 65 10 55
Le Forum
1 place du Forum 11100 Narbonne
09 72 64 84 38

https://maisondespotes.wordpress.com/https://www.facebook.com/MDPNarbonne/

Quelle réflexion philosophique sur la crise du coronavirus ?

Michel Tozzi, 17/03/2020

Nul doute que la « guerre au coronavirus » (avec ses hôpitaux de campagne militaires), va mobiliser la réflexion des sciences humaines et sociales : psychologues et psychosociologues, par exemple sur les peurs paniques devant la maladie (défiance vis-à-vis d’autrui, menace potentielle), le manque (queues dans les supermarchés) ; sur la modification des relations interindividuelles par le confinement (gestion simultanée du télétravail, des devoirs à la maison et du foyer), la rupture des liens sociaux et l’isolement, le développement de certains symptômes ou pathologies (hypocondrie, délires, paranoïa…). Sociologues étudiant l’impact de la crise sanitaire sur les représentations sociales de la maladie, du système de soins, de la santé publique, des personnels de santé, des politiques publiques, de la police etc. ; la façon de bouger et de se nourrir en situation de confinement ; les inégalités sociales dans la gestion de la crise (ex : les politiques sans symptôme ont droit au test, pas les citoyens à symptômes faibles) et la vie quotidienne ; le rôle essentiel des médias pour informer et des réseaux sociaux pour désinformer (infox), mais aussi pour maintenir une sociabilité en l’absence physique d’autrui. Economistes perplexes devant l’effondrement des bourses, le relâchement soudain des règles budgétaires nationales et européennes sur les déficits, les conséquences des mesures prises par les Etats et l’Europe sur les entreprises ; perplexité sur l’Etat, son rôle économique, sa dette, les impôts des citoyens, la gestion des politiques publiques, notamment de santé etc..

Pour les philosophes, cette crise, dont il est beaucoup trop tôt pour tirer des leçons, peut être analysée au moins selon une quadruple dimension : métaphysique, épistémologique, éthique et politique (texte à largement compléter).

  • Métaphysique

Elle se déroule sur fond de survie des individus et de l’humanité, puisque c’est à la fois une pandémie mondiale et une « guerre ». L’homme y est objectivement un « loup bactériologique » pour l’homme, une menace réelle, avec cette précision (nuance ?) que la préservation de chacun entraîne la préservation de tous (un peu comme chez Hobbes le pouvoir fort préserve chacun par la peur). Elle réactive (comme d’ailleurs le réchauffement climatique) un scénario de fin du monde (mythe de l’apocalypse), comme les grandes peurs des épidémies (peste, choléra…) ou de l’an mil, inscrites dans notre inconscient collectif. Elle interroge les philosophies de l’histoire, par l’émergence de l’imprévisible qui dément toute prévision et change soudainement le cours du monde. Elle appelle à l’humilité notre condition humaine : nous sommes un être naturel, vivant, fragile, qui a peur de la mort, démuni face à la force de certains éléments naturels, et si peu « maîtres et possesseurs de la nature » (Descartes)…

  • Epistémologique

Elle interroge les limites de la science, l’incertitude de sa connaissance (ici sur le virus, son origine, sa nature, son mode d’expansion, son traitement, sa prévention, plus généralement sur la connaissance et le pouvoir de l’infectiologie et l’épidémiologie), sa capacité à prévoir. Mais elle souligne aussi l’acharnement des hommes à savoir, découvrir, connaître le réel, et tenter de le maîtriser. Elle soulève la question de la coordination nationale et internationale de la recherche, son financement problématique, l’intérêt des retombées de la recherche fondamentale. Elle teste la pensée complexe (E. Morin) à rendre compte de ce qui se passe (par exemple avec la notion d’ « émergence »).

  • Ethique

Elle questionne en période troublée la solidarité entre individus inconnus ou au contraire au sein même de la famille (le concept ici doit être interrogé, car la solidarité est ici objectivement, biologiquement et non idéalement fondée). Elle interroge la civilité citoyenne, la sollicitude éthique (Ricœur), le souci de soi et de l’autre qui sont requis dans de telles circonstances, ainsi que la reconnaissance individuelle et étatique, par exemple vis-à vis des personnels soignants (en la circonstance héroïsés comme des soldats). C’est le paradoxe de la crise : pour être solidaire, il faut se séparer et s’isoler… Elle mélange l’intérêt individuel et l’intérêt collectif, qui pour une fois se rejoignent : l’intérêt égoïste de la survie concourt à l’idéal humanitaire, brouillant la distinction classique entre morales déontologique du devoir et morale utilitariste de l’intérêt. Du point de vue de l’éthique médicale, elle interroge le dilemme de la nécessité et des critères du « tri » entre les patients à réanimer quand il n’y a pas assez de lits et de respirateurs, comme dans la médecine des catastrophes…

  • Politique

Cette crise amène à réfléchir sur ce que la science politique appelle « la construction de l’ennemi » (le coronavirus), qui dans la circonstance n’est pas un groupe, une nation, un Etat, mais qui nous met cependant en état de « guerre ». Quelle signification prend l’appel à cette notion et à la sémantique guerrière, quand il ne s’agit plus de conflits entre humains ? Est-on encore dans la métaphore ou au-delà ? Elle interroge aussi sur la notion d’incivilité irresponsable et de citoyenneté (avoir un comportement conforme à l’intérêt général ?), sur la compréhension et l’acceptation par le citoyen de décisions politiques radicales. Elle questionne la décision politique des dirigeants en temps de crise, confrontés à l’aléatoire des événements et à l’incertitude des connaissance et de l’avenir ; sur leur adaptation au plus près à l’évolution de la situation ; sur l’importance et la place prise par les experts (sanitaires) associés à la décision ; sur le recours à des mesures exceptionnelles dans une démocratie, par exemple la restriction des libertés publiques (droit d’aller et de venir, de se rassembler, de manifester supprimés par le confinement obligé – mais peu à peu accepté par la population : servitude volontaire ?) ; et sur la dialectique liberté-sécurité, qui privilégie délibérément dans la période la seconde. Sans compter l’appel à l’armée, qui n’a pas vocation en démocratie au maintien de l’ordre. Le coronavirus serait-il par ailleurs analogiquement (car ce n’est pas un humain) ce nouvel immigré (ou ce terroriste) qui nous menace et oblige à fermer les frontières ? La crise interroge aussi sur les aberrations d’une politique publique de santé dans une société néo-libérale, où la gestion l’emporte sur le prendre soin des patients et la bientraitance des personnels soignants, et tout particulièrement sur la disette des services d’urgence, alors que seul l’Etat peut faire globalement face à une telle crise, « quoi qu’il en coûte ». Que signifie la convocation soudaine et surprenante, dans un contexte de mondialisation néo-libéral, de « l’Etat-Providence » redécouvert et de « l’indispensable service public de santé ». Ces mots du président ont un poids politique, qui pourrait avoir des conséquences dans l’avenir : mais tirera-t-on des leçons de cette redécouverte des vertus de l’Etat Providence, de toutes les décisions économiques prises visant à protéger les salariés (ex : chômage partiel) et leurs entreprises, pour infléchir le cours des événements vers une démondialisation, un infléchissement de la politique purement gestionnaire de la santé et plus généralement des services publics ?

Image : Michel Tozzi lors du Café du Forum du 17 décembre 2019 (photo de Luc Brémaud)

Message du Conseil d’administration

Cher e s adhérent e s, cher e s ami e s,

Le conseil d’administration de la Maison des Potes de Narbonne a tenu à s’adresser à vous dans cette période difficile que nous vivons pour vous envoyer un message de sympathie et de soutien.

Nous savons que cette période de confinement est particulièrement anxiogène et dure à supporter notamment pour celles et ceux qui sont seuls, qui ont des proches touchés par le virus ou qui continuent à travailler pour notre bien malgré les risques encourus (personnel soignant, personnel d’entretien et de services, personnel des supermarchés, intervenants éducatifs et sociaux…).

Nous espérons que le 11 mai nous permettra de revenir peu à peu vers une vie plus normale mais ne nous faisons pas trop d’illusions tant qu’un vaccin ne sera pas trouvé et que des traitements n’auront pas prouvé leur efficacité nous devrons vivre avec la maladie, avec les risques et les menaces qu’elle fait peser sur nous. C’est une nouvelle façon de vivre qui nous attend et nous devons la regarder en face et l’aborder avec courage. Plus que jamais, dans ce moment inédit, nous aurons à maintenir et à consolider les liens de solidarité et d’entraide qui font la force de la MDP, à nous appuyer les un e s sur les autres, à nous soucier des plus fragiles tout en restant des citoyen ne s vigilant e s et éclairé e s. Nous aurons, sans doute aussi, à réfléchir collectivement à quels changements profonds nous voulons pour notre société pour sortir de la compétitivité économique et de l’égoïsme institutionnalisé.  

Dans ces circonstances et devant le peu de visibilité que nous avons de notre avenir immédiat, nous sommes amené e s à repousser les événements prévus en mai et juin (Assemblée Générale, mois de mai des Richesses de l’immigration et de la diversité) et à les reprogrammer sans doute à l’automne.  

Les équipes de la Maison des Potes sont mobilisées et joignables pour répondre aux soucis, aux attentes et aux besoins de tous et de toutes. N’hésitez pas à les contacter :

– Centre Social et Culturel « Nelson Mandela » 07 84 55 29 86

– Espace de Vie Sociale « Le Forum » 06 33 03 43 71

– Le Café des Potes 06 33 03 43 71

Continuons à manifester notre soutien à toutes celles et à tous ceux qui prennent des risques pour que nous puissions vivre du mieux possible.

Restons solidaires et respectons les gestes barrière.

En attendant de nous retrouver, nous vous souhaitons du courage, de la patience et de l’énergie pour traverser cette épreuve. Prenez soin de vous et de vos proches.

Avec notre amitié

Le Conseil d’Administration de la Maison des Potes de Narbonne

Fermeture du Forum et du Café des Potes

Bonjour à tous,

Compte tenu des dernières mesures prises pour lutter contre le COVID-19 nous vous informons que Le Forum et le Café des Potes sont fermés et ce pour une durée indéterminée.
Cependant, toute l’équipe reste mobilisée et joignable par mail à cette adresse : mdpnarbonne11@gmail.com

Vous remerciant pour votre compréhension et comptant vous retrouver en forme et dans les plus brefs délais,

Bien cordialement,

L’équipe de la Maison des Potes

Activités réduites à la Maison des Potes

Notre Repair Café organisé ce samedi 14 mars au Forum est maintenu : il a lieu de 9 h 30 à 13 h.

Suite aux recommandations du gouvernement sur la situation sanitaire exceptionnelle, la Maison des Potes (Forum et Café des Potes) suspend ses ateliers, CLAS, ALSH à compter du lundi 16 mars et pour une période indéterminée.

Nous restons cependant ouverts.

Nous vous tiendrions informés (réseaux sociaux, site internet) de l’évolution de la situation.

Nous vous remercions de votre compréhension et espérons vous retrouver au plus vite.

A très bientôt,

Venue de Marocaines à Narbonne et Carcassonne

PROGRAMME RENCONTRES FEMMES DU SUD FEMMES DU NORD ENSEMBLE POUR L’EGALITE DU 24 AU 30 NOVEMBRE 2019

Rencontres avec nos partenaires de la Fédération des Ligues Pour Les Droits Des Femmes région Marrakech/Safi du samedi 23 novembre au mercredi 27 novembre à Narbonne, du 27 au 28 novembre à Carcassonne, du 28 au 30 novembre à Toulouse.

Ce projet est porté par le collectif Femmes du sud Femmes du nord ensemble pour l’égalité à Narbonne, Couleurs Citoyennes à Carcassonne et les associations Partage, Karavan, APIAF et le Club de Prévention de La Faourette et Empalot à Toulouse.

DÉTAIL DU PROGRAMME

A NARBONNE

Dimanche 24 novembre :

Le Matin à partir de 10h : marché solidaire place du forum avec des stands associatifs ; vente des productions des coopératives de femmes, soutenues au Maroc par la FLDF.

Apéritif musical à 11h30 avec les chœurs de la MDP, la chorale du Chiffon Rouge, les jeunes du Hangar Musical.

Repas de midi au Forum MDP, place du Forum (payant et sur inscriptions auprès de Sylvie 06 87 99 73 86).

– Après midi : visite de la ville animée par Frédéric LHEUREUX.

Soirée : à INESS Grand Narbonne Razimbaud repas réalisé par les femmes du quartier Razimbaud et animation musicale par les jeunes du Hangar musical.

2) Lundi 25 novembre

– Interventions dans les lycées Louise Michel et Beauséjour.

– Permanences juridiques à la Maison de la famille, 3 boulevard 1848.

– Harmonisation des liens dans le cadre du projet de solidarité subventionné par la Région (aspects pratiques).

– A partir de 17h30 au lycée Beauséjour soirée de rencontre et de restitution du voyage d’étude des BTS à Marrakech. De 17h30/18h rencontre avec les élus qui ont accompagné ce projet.

3) Mardi 26 novembre

– De 10h à midi rencontre avec des jeunes sur l’engagement, l’insertion sociale et l’ouverture au monde organisée et animée par les enseignant e s et les étudiant e s de Beauséjour. Lieu à déterminer ; contacts pris avec l’école de la 2ème chance, la Garantie Jeunes, le conseil départemental de la jeunesse.

– A 15h à INESS St Jean St Pierre, après midi organisée par la coopérative éphémère sur le thème « l’accès à l’autonomie des femmes par le travail, l’action collective avec les expériences de coopératives de Femmes ici et là bas ». Tables rondes et débats.

– A partir de 17h accueil des élu e s qui soutiennent financièrement le projet.

– A 18h animation musicale avec Abdel Bouzbiba et les participants aux ateliers qu’il anime sur St Jean St Pierre (atelier enfants, atelier adultes) suivie d’un buffet.

Après midi et soirée ouvertes à toutes et tous.

A CARCASSONNE

Mercredi 27 novembre

– Accueil à l’association Couleurs Citoyennes.

– Visite des 2 Cités : quartier La Conte et Cité Médiévale autour du château.

– Projection et débat à partir du film « Les femmes du bus 678 » du réalisateur égyptien Mohamed DIAB.

Jeudi 28 novembre

– Temps culturel : chants de la méditerranée et de Mayotte.

– Consultations juridiques.

– Atelier Yoga.